[RDC] Un jeune activiste transgenre menacé et blessé  à coup de machette

Ce témoignage nous a été rapporté par l’association “En Avant Jeunes Féministes”. Il concerne un jeune transgenre âgé de 22 ans.

“Depuis 2016 à ces jours, il travaille avec ses pairs et ensemble ils mènent des actions  non violentes pour  militer  en faveur des Droits de la communauté LGBTI dans la cité de BULAMBIKA en territoire de KALEHE, province du sud-kivu et son militantisme a déjà produit de bons fruits.  A titre d’exemple, durant toute l’année 2017, la communauté LGBTI était exclue systématiquement au don du sang dans les structures de santé de la cité de BULAMBIKA, en territoire de KALEHE. Grace à son courage non négligeable, son esprit de catalyseur, son dévouement, ses plaidoyers qui ont attint la plus haute instance des décisions dans la zone, tous les membres de la communauté  LGBTI qui résident dans la cité de BULAMBIKA, ont actuellement  libre accès au don du sang sans discrimination. Le travail déjà abattu par l’activiste, en collaboration avec ses pairs pour lutter contre les actes homophobes, transphobes et/ou la haine anti LGBTI a fait qu’à ces jours, il soit victimes  des  menaces physiques et verbales etc. C’est à lors qu’en date du 22  septembre, aux environs 23h45 munîtes, trois hommes dits « MA ASKARI WA YESU», en français les militaires de Jésus, porteur des machettes et des lances  à la main sont arrivé au domicile de l’activiste,  ont forcé la porte d’entrée et celle de sa chambre à coucher jusqu’à s’y introduire, ils ont retiré et amené l’activiste au salon, tout en le torturant chacun de sa manière, ils lui ont posé plusieurs questions en rapport  avec son orientation sexuelle et le pourquoi de son militantisme en faveur des Droits de la communauté LGBTI dans leur zone. Après ils ont déclaré ceux qui suit : « L’activisme en faveur des droits de la communauté LGBTI est  contraire à nos bonnes mœurs, à notre religion ainsi qu’à notre coutume. La guerre que nous  menons à ces jours contre tous  les membres  de la communauté LGBTI est une guerre sainte et nul n’a le droit de nous contredire. En outre tous les membres  LGBTI présent dans la zone,   doivent subir un châtiment particulier  et/ou le même sort» ; fin de citations. C’est ainsi que l’un d’eux, sans tarder lui a administré un coup de machette au niveau de  la tête, et notre jeune activiste est tombé par terre, évanouit,  jusqu’à perdre connaissance. Croyant qu’il était déjà mort, ils sont partis  laissant une note de réjouissance  pour avoir abattu un activiste LGBTI  et une mise en garde à  tous ses pairs présents dans cette zone. Car disent –ils « Notre guerre est sainte ». La note était  écrite au stylo bleu avec des signaux des croix rouges  et déposée  sur la table de la victime.  L’opération a durée à peu près plus de 35 munîtes sans aucune intervention  de sauvetage alors que le siège des agents  de l’ordre est situé à proximité du lieu où le drame s’est produit. L’association, En Avant Jeunes Féministes, condamne avec sa toute dernière énergie, le comportement de ces ennemies de la paix et leurs actes des barbaries qui viols les Droits  des membres de la communauté LGBTI dans la cité de BULAMBIKA en territoire de KALEHE ; cependant, elle remercie sincèrement la bravoure des voisins directs de la victime qui se sont donné corps et âme afin d’amener l’activiste  de manière urgente  à l’hôpital pour des soins. L’activiste est dans un état très  critique et son cas nécessite une assistance médicale et une relocalisation temporaire.”

 

Photo n°1 et 2: arrivée de la victime  à l’Hôpital dans un état très critique

Photo n°3: le cliché indiquant le doigt (index) fracturé de l’activiste.

Photo n°4: L’activiste en soins intensifs

Photo N°5:  ci-dessus la note laissée sur la table dans le salon de la victime.